Ma vision du lien entre corps / émotion / mental
Le « mental » est un terme qui désigne l’ensemble des processus psychiques et cognitifs qui se déroulent dans notre cerveau. Il englobe pensée, émotions, perceptions, souvenirs, désirs, intentions, comportements.
Le concept de l’intrication de la pensée et des émotions a été établi à la lumière des découvertes des interactions entre cerveau limbique et cerveau cortical, entre émotions et processus cognitifs…entre notre premier et « deuxième cerveau » intestin…etc.
Ainsi, le lien entre corps physique, mental, émotionnel n’est plus à démonter et relève de l’évidence. Au plus loin dans le temps, la méditation, le Yoga, les arts martiaux, ou toutes les autres traditions animées du même esprit ont pour socle l’interdépendance voire la fusion du corps physique et des émotions…A titre d’exemple, on peut évoquer la médecine chinoise qui associe à chaque organe une émotion : joie-coeur, colère-foie, tristesse-poumon, peur-rein vessie, anxiété-rate pancrèas….
Corps physique, émotions et mental ne semblent faire qu’un et il serait vain de pouvoir dissocier l’un de l’autre…le psycho du somatique…Ce sont des réalités confondues / fusionnées qui pour des raisons pragmatiques d’évolution du langage et de représentation du monde, sont désignées par différents mots…Or le langage traduit notre expérience et nos représentations du monde…En l’occurrence une expérience dé-fusionnée…séparée…dissociée…Ceci rajouté à un héritage culturo-religieux qui pouvait dissocier corps et esprit…matériel et immatériel…
Néanmoins, une « émotion » quelle qu’elle soit se manifeste bien via le « corps physique » et se comprend, s’interprète de façon universelle comme nous le démontre le mime. Une émotion se matérialise concrètement, physiquement, corporellement, chimiquement, hormonalement…via une posture, une modification du rythme cardiaque, de la tonalité de la voix, etc.
A ce titre…une approche kinésithérapique dite méthode GDS du nom de sa fondatrice Godelieve Denys Struyf s’est fondée sur le concept du corps-language : pour concept fondateur : le corps est langage. Les muscles sont les outils d’expression de nos pulsions psycho-comportemntales. Nous sommes tels des sculptures vivantes qui expriment une émotion, une pulsion psycho-comportementale via notre language corporel seul.
Plus récemment, le tabou autour de la santé mentale se levant et la parole autour de ce sujet se libérant de plus en plus, il devient de plus en plus évident pur le plus grand nombre que toutes ces dimensions de nous sont plus que liées et indicatrice de notre sentiment de bonne santé, et de notre bien-être global.
Anecdote classique :
Combien de fois ai-je entendu des patients exprimer une distinction entre douleur / sensation physique et émotion, stress, etc. en disant : « Non mais ça, c’est la tête » ou « Ça, c’est dans la tête… ». Autrement dit, cela n’a rien à voir avec une douleur « physique ». Mais la tête…n’est-elle pas reliée au corps ?…N’est-ce pas une partie du corps ? Et « cette boule au ventre » ou dans la gorge dans une situation « angoissante », n’est-elle vraiment que dans la tête ?
Qu’est-ce que la santé mentale ?
La santé mentale est une composante indispensable de la santé d’une personne. Ainsi, être en bonne santé implique à la fois une bonne santé physique et une bonne santé mentale.
Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS) : « La santé mentale correspond à un état de bien-être mental qui nous permet de faire face aux sources de stress de la vie, de réaliser notre potentiel, de bien apprendre et de bien travailler, et de contribuer à la vie de la communauté. Elle a une valeur en soi et en tant que facteur favorable, et fait partie intégrante de notre bien-être. »
Santé publique France identifie trois dimensions de la santé mentale :
La santé mentale positive englobe l’épanouissement personnel, le bien-être, les ressources psychologiques et les capacités d’agir de l’individu dans ses différents rôles sociaux.
La détresse psychologique réactionnelle peut apparaître à la suite d’événements de vie difficiles comme un accident, un échec ou un deuil. Elle n’est pas nécessairement révélatrice d’un trouble mental. Les symptômes, le plus souvent anxieux ou dépressifs peuvent être passagers. Cependant, si la détresse psychologique est mal repérée ou mal accompagnée, elle peut déclencher une maladie chez la personne ou multiplier ses difficultés sociales.
Les troubles psychiatriques de durée variable, plus ou moins sévères ou handicapants relèvent d’une prise en charge médicale. L’expression « troubles mentaux » désigne un ensemble de troubles mentaux et de troubles du comportement répertoriés dans la classification statistique internationale des maladies et des problèmes de santé connexes (publiée par l’OMS).
Ainsi : Ma proposition s’inscrit dans une démarche de promotion de la santé mentale positive.
La santé mentale positive englobe l’épanouissement personnel, le bien-être, les ressources psychologiques et les capacités d’agir de l’individu dans ses différents rôles sociaux. »